Les rues Ste Apolline, Blondel et St Martin en réhabilitation

Nous sommes une association rassemblant habitants et commerçants des rues Ste Apolline, Blondel, St Martin et alentours. Nous regroupons les copropriétaires, les locataires et les gérants de baux commerciaux des immeubles suivants:

2 et 3 rue Blondel

1 et 3, 5, 7 et 9 rue Ste Apolline

324,330 et 359 rue St Martin

32 et 69 rue Meslay

Nous faisons partie de l’association Vivre le Marais!

Depuis plus de trois ans, des boutiques africaines se sont installées en trop grand nombre dans nos rues, créant un problème de voisinage : nuisances sonores et trop peu de mixité parmi les passants. Il n’est pas normal que des groupes d’individus s’agglutinent dans nos rues au point de provoquer des nuisances sonores et des troubles à l’ordre public inhabituels dans notre quartier jusqu’alors tranquille.

Paris, la ville lumières, est destinée à accueillir toutes les cultures et à les faire cohabiter et non pas se juxtaposer en les laissant s’emparer de portions entières de rues. Il s’agit de composer une mosaïque culturelle et non pas de laisser s’installer des zones de non droit.

Ce blog est destiné à faire réagir plus spécifiquement les habitants de notre quartier afin de pouvoir agir ensemble et proposer aux propriétaires des locaux commerciaux, des commerçants respectant le droit du travail et de veiller à un bon équilibre entre les commerces et les nationalités représentées.

Il n’est pas normal que la coiffure africaine soit sur-représentée dans les boutiques qui ont ouvert rue Ste Apolline, rue Blondel et rue St Martin. Il est encore plus anormal que les gérants de ces boutiques pratiquent la même gestion que sur le boulevard de Strasbourg autour de Château d’Eau. La CGT soutient la lutte des travailleurs sans papier des salons de coiffure du boulevard de Strasbourg qui se sont mis en grève pour obtenir de meilleures conditions de travail car actuellement ils n’ont pas de contrat de travail en échange de 12 heures par jour, 7 jours sur 7, pour un salaire entre 200 et 400 Euros par mois donnés de la main à la main. Un climat d’intimidation et de terreur est instauré par les gérants de ces salons de coiffure africaine, n’hésitant pas à menacer leurs « employés » qui demandent une augmentation de les dénoncer à la police. La spécialisation en coiffure africaine de trop de boutiques côte à côte fait que la concurrence est rude et le recours aux rabatteurs qui s’installent à la bouche de métro Strasbourg St Denis est systématique.

Ce sont ces rabatteurs qui font le plus de bruit en soirée sous nos fenêtres, quand ils boivent le peu d’argent gagné en se rassemblant pour crier au lieu de parler, rire à tue tête, se quereller en hurlant, pisser contre les devantures. Un climat d’insécurité se développe au fur et à mesure qu’ils prennent le contrôle de nos rues et y développent leur trafic annexe de drogue. Il n’y a pas loin pour que se produise ce qui arrive sur le boulevard de Strasbourg aux alentours de la rue du Château d’Eau, à savoir que les habitants ont des problèmes pour se déplacer dans leurs halls d’immeubles où s’installent aussi les rabatteurs qui n’aiment pas être dérangés dans leurs trafics.

Nous préconisons une action énergique des pouvoirs publics pour:

  1. empêcher que les rabatteurs n’accaparent nos rues comme si c’était leur territoire en faisant appel à la police. Nous avons demandé l’installation d’une caméra de surveillance au coin des rues Ste Apolline et St Martin, lieu de rassemblement de prédilection des rabatteurs (notre demande est listée pour 2017 et devrait être prioritaire),

  2. contrôler ces boutiques et vérifier si les gérants sont en règle avec les impôts, la législation du travail, l’URSSAF au risque de les forcer à fermer si ce n’est pas le cas et de supprimer ainsi la pratique des rabatteurs,

  3. proposer aux propriétaires des baux commerciaux des commerçants correspondant à nos critères de telle sorte qu’il y ait à la fois une variété dans les types de commerce et les nationalités des gérants. Pour ce faire, la meilleure manière d’agir est de nous identifier et de sensibiliser les conseils syndicaux et les syndics dans chaque immeuble des rues Ste Apolline, Blondel et St Martin afin que les propriétaires des locaux commerciaux prennent l’avis des autres copropriétaires et refusent de louer aux gérants des salons de coiffure africaine et des restaurants africains qui paient leurs loyers cash mais ne respectent aucune législation du travail pour leurs employés, provoquant les nuisances sonores, l’insécurité et le danger que l’on connaît et dont nous souffrons au point de ne plus pouvoir supporter une telle situation. A l’occasion d’un changement de locataires de ces baux commerciaux, la mairie du 3ème arrondissement est prête à nous aider en proposant d’autres gérants aux propriétaires des locaux commerciaux et participer ainsi à la remise à niveau de nos rues en termes de commerces de proximité et de négoces légaux : Marais Entreprendre .